Rencontre avec Julie Moulin, finaliste du Prix Goncourt de la nouvelle

QUAND?

Mercredi 22 avril

A QUELLE HEURE?

De 18h00 à 19h00

OU?

À Parenthèses

L’insulation est en lice pour le Prix Goncourt de la nouvelle

Les quinze nouvelles de ce recueil sont nées à Singapour où Julie Moulin s’est installée en 2020.
L’insulation est un livre sur les liens et sur les transformations.
Quand on s’éloigne de chez soi, de ses habitudes, il y a un moment de bascule où le quotidien prend des allures fantastiques. On se met à regarder les choses et les êtres sous un angle différent. On porte sur le monde un regard neuf. On se laisse aussi plus facilement traverser par l’extérieur.

Il y a des robots qui s’aiment et des hommes qui se prennent pour des perroquets, des femmes obsédées par l’humidité et d’autres qui font reculer les frontières du réel. Il y a un singe esseulé, un fantôme affamé, une petite table qui rêve et une enfant naufragée. Il y a un chauffeur de taxi qui se prend pour un capitaine de navire. Des détritus un peu partout et l’actualité qui se transforme en parasites.
Ce sont des textes dans lesquels se côtoient le comique et l’angoisse, le banal et l’insolite, le réel et l’incertitude, voire l’absurde. Ce sont des textes un peu étranges, comme est étrange tout ce qui nous bouscule et nous décentre.
L’insulation, parce que cela renvoie à la notion d’isolement. C’est aussi un néologisme inventé par l’autrice pour sa proximité sonore avec les mots insolation et insularité.

Ces nouvelles trouvent un écho tout particulier en nous, habitants éphémères de l’île de Hong Kong.

« Ses nouvelles sont inspirées par Singapour mais ne s’y résument pas. Elles sont surtout le fruit de son imagination. Elles disent aussi, quelque chose de notre époque ».

Écrivaine française établie à Singapour, Julie Moulin anime le podcast Marcher entre les lignes consacré à la littérature singapourienne. Elle a signé deux romans publiés chez Alma Editeur et un recueil de nouvelles, L’insulation, nouvelles de Singapour, paru en janvier 2026 aux éditions Thierry Marchaisse.