QUAND?
Vendredi 6 février
A QUELLE HEURE?
De 18h00 à 19h00
OU?
A Parenthèses
Venez rencontrer le photographe Emmanuel Serna, auteur du très joli ouvrage de photographies Can I Call It Home?
Partez à la découverte de la ville de Hong Kong, révélée à travers des scènes cocasses, parfois burlesques, dignes d’un film muet transposé à notre époque.
Can I Call It Home? offre un regard intime sur le quotidien des habitants de Hong Kong, dévoilant une réalité absente des cartes postales et des documentaires.
Emmanuel Serna pose un œil drôle, parfois décalé mais toujours bienveillant sur la ville. Ce projet, mené sur quinze ans, rassemble des images prises entre 2010 et 2025, loin des clichés touristiques, pour révéler la vie ordinaire des Hongkongais. On y croise, un homme converser avec son chien, du linge séchant derrière un terrain de sport, ou encore un mécanicien lisant son journal assis sur une pile de pneus…
Autant d’instants suspendus, presque invisibles, que l’auteur a su capturer avec humour et tendresse. Can I Call It Home? est une invitation à lever les yeux, à ralentir, à s’émerveiller et à sourire devant l’étrangeté poétique du quotidien.
Emmanuel Serna est un photographe documentaire français installé à Hong Kong depuis 2010. Diplômé d’une école de photographie à Paris, il a commencé sa carrière en couvrant les Balkans (Kosovo, Serbie, Bosnie), où il a documenté les conséquences des guerres civiles sur les populations. Il a ensuite travaillé en Europe de l’Est, notamment en Roumanie et en Turquie, s’intéressant aux minorités et à la vie quotidienne.
À Hong Kong et en Chine, il concentre son travail sur la vie quotidienne et les minorités, il aime photographier les gens, leurs relations entre eux et avec leur environnement, ainsi que les traces qu’ils laissent dans le paysage.
Ses photographies ont été publiées dans la presse française et internationale, et présentées lors d’expositions en France, à Hong Kong et à Taïwan.
En parallèle de son travail documentaire, il est photographe d’architecture et d’intérieur au sein de L’Atelier Photo, qu’il a fondé.
« Alors que les espaces privés sont strictement clos et protégés, voire secrets — portes verrouillées, immeubles surveillés par des gardiens et des caméras — les espaces publics, eux, sont dépourvus d’intimité ; chacun y agit presque à sa guise.
Ce sont ces instants de vie que j’ai tenté de saisir et de retranscrire de manière subjective.
Enfin, c’est aussi mon propre questionnement, à travers mes photographies, sur ma place dans cette ville. Après toutes ces années, suis-je devenu un Hongkongais, ou suis-je encore un étranger observant les Hongkongais ? »